Un nouveau site minier n'hérite pas d'un programme de formation. La juridiction diffère, la réglementation diffère, l'équipement diffère, et la main-d'œuvre qui se mobilise à la barrière n'a pas le même bagage d'expérience que sur le projet précédent. Quelqu'un doit bâtir le programme à partir de zéro, et historiquement, cela prenait assez de temps pour que le site ait déjà changé au moment où le contenu arrivait.
C'est ce décalage qui traverse cet épisode de Mining Now. L'animateur Jared Downey reçoit Dan MacDonald, de BIS Safety Software, Vincent Galati, de BHP Jansen, et Mike Schwarz, de MyZone AI, pour faire le point sur ce qui a changé dans l'élaboration des cours, ce qui n'a pas changé, et qui doit encore donner son approbation.
Les invités de l'épisode
Dan MacDonald
PDG, BIS Safety Software
Vincent Galati
Spécialiste principal de la formation, BHP Jansen
Mike Schwarz
PDG, MyZone AI
À retenir
- L'accueil sur un nouveau site suppose de bâtir un programme pour cette juridiction, cet équipement et cette portée de travaux, plutôt que d'adapter le matériel du projet précédent.
- Une élaboration de cours plus rapide change ce qui est abordable, ce qui fait entrer le contenu adaptatif, le microapprentissage et le multilinguisme dans un budget de formation normal.
- La révision et la responsabilité restent entre les mains des personnes, et le panel est clair : ni l'une ni l'autre ne se confie à l'outil.
L'accueil des travailleurs est la vraie contrainte sur un nouveau site minier
Jansen est une mine de potasse en construction en Saskatchewan, organisée autour d'un puits de production et d'un puits de service situés à environ un mille sous terre, avec une gare de triage, des aires de gestion des résidus et un port rattachés au projet. Des milliers de personnes circulent sur le site de façon consécutive pendant la construction, et cette population doit être maintenue jusqu'à la mise en service et jusqu'aux opérations.
Chacune de ces personnes a besoin d'une formation d'accès au site, d'une conformité propre à son rôle et d'attestations qui se rattachent en aval aux permis, aux réservations de salles, aux réservations de navette et à d'autres applications d'affaires. L'équipe de formation devient ainsi la gardienne du dossier qui détermine qui a le droit de faire quoi.
Ce travail commence plus tôt que la plupart des gens le supposent. La formation du contrat, la portée, l'échéancier et la réglementation applicable alimentent tous l'analyse initiale des besoins de formation, avant le premier coup de pelle.
Ce qui a changé dans la façon de bâtir les cours
L'ancienne séquence, c'était la recherche, la scénarisation, la production vidéo, la narration, le montage et la révision, le tout mesuré en mois. Le panel décrit aujourd'hui une autre séquence, qui part des documents que l'organisation possède déjà.
Vincent décrit l'IA comme un outil parmi d'autres, utilisé quand il règle un problème défini, et il précise qu'elle ne prend en charge ni les décisions clés ni la responsabilité.
- Les procédures, politiques et manuels existants servent de matériel source au lieu d'être recherchés de nouveau
- Un plan de cours proposé revient pour révision et correction avant la rédaction du contenu
- Les questions, les images et la narration sont générées à partir du plan approuvé
- L'ajout de langues devient une étape de production plutôt qu'un projet distinct
- Une personne approuve chaque étape, comme pour un cours bâti manuellement
Elle n'augmente pas nos décisions clés et elle n'augmente pas la responsabilité non plus. Ce sont deux facteurs clés.
Vincent Galati, spécialiste principal de la formation, BHP Jansen (propos traduits de l'anglais)
Le savoir qui part avec les équipes à la retraite
Une grande part de ce qui garde un site sécuritaire n'a jamais été documentée. C'est un savoir d'expérience, il repose sur des personnes qui font le travail depuis des décennies, et une partie porte l'idée que la façon dont on a toujours fait les choses est celle qu'il faut garder.
La réponse du panel est de faire participer les experts en la matière à l'élaboration du contenu avant leur départ, de capter ce qu'ils savent tant qu'il reste quelqu'un à qui demander, et de le conserver comme du matériel qui appartient à l'organisation plutôt qu'un savoir qui s'en va avec une retraite.
Concrètement, cela veut dire s'asseoir avec les personnes qui prendront leur retraite d'ici quelques années, à raison de quelques courtes entrevues structurées par mois, et transformer ce qui en ressort en microapprentissage qui reste avec l'équipe après la classe.
Jansen mobilisera des milliers de travailleurs pendant la construction et jusqu'aux opérations, chacun ayant besoin d'une formation d'accès au site liée à son rôle.
Là où l'humain doit rester dans la boucle
Selon Mike, à mesure que le contenu devient moins coûteux à produire, le risque passe du coût de le bâtir au coût de ne pas le réviser. Dans le secteur minier, un cours qui est juste la plupart du temps reste un cours qui contient de mauvaises directives.
Il voit le logiciel lui-même devenir plus facile à reproduire, tandis que des années de données propres à l'industrie et la révision humaine qui garde le contenu exact restent difficiles à copier.
L'IA fantôme est déjà présente dans la plupart des organisations
Les gens essaient ces outils, que leur organisation ait approuvé une plateforme ou non. Le panel parle franchement de l'exposition que cela crée, et de la vérification qui doit venir avant : où va l'information, à quoi touche-t-elle, l'outil s'entraîne-t-il avec elle, et les paramètres de confidentialité ont-ils été vérifiés avant que quiconque l'active.
À propos de l'auteur
Marc Hurtubise, animateur de The Safety Spotlight
Marc Hurtubise anime The Safety Spotlight chez BIS Safety Software. Il consacre son temps à trouver les personnes qui excellent en sécurité, à poser les questions qui les amènent au-delà des slogans, et à remarquer ce qui revient d'une conversation à l'autre.
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